Tout ce qu’il faut savoir sur le candidat Saandi Assoumani

Saandi Assoumani

Profil général :

  • Expert international sur les questions de développement et homme politique comorien, Président du Mouvement politique « Badili Comores », ancien Vice-Président du Partir de l’Entente Comorienne (PEC), ancien membre du Comité Exécutif du Front Démocratique des Comores (FD) et du Forum de Redressement National réunissant le MDP/NGDC, le PCDP Djamnazi et le FD.
  • Conseiller senior en Paix et Développement auprès du Département des Affaires Politiques et de Consolidation de la Paix des Nations Unies

Né  le 31/12/1968, marié et père de 5 enfants :

Etudes

Titulaire d’un Mater en sciences de gestion à l’Uni verte de Bordeaux IV (France), d’un Diplôme d’Etudes Professionnelles Approfondies à l’Institut de la Francophonie pour l’entreprenariat (Ile Maurice), d’un diplôme d’études supérieures en administration des affaires à l’Université de Cambria (Royaume Uni) et d’un Brevet de technicien supérieur en Informatique de Gestion au Lycée Listel-Geoffroy de la Réunion.

Fonctions politiques et administratives

Ministre de la Fonction Publique, du Développement Institutionnel, du Travail, de l’Emploi et de la Communication (2008) de la Grande Comore

Maire de la Commune Pilote de Pimba au Sud de la Grande Comore (2004 – 2005)

Conseiller du Président de la République des Comores en charge de la Communication (2002)

Secrétaire Générale du Ministère de la Fonction Publique, du Travail et de l’Emploi de l’Union des Comores (2001)

Conseiller du Président de la République des Comores en charge de l’assainissement des finances publiques et des réformes administratives (1999 – 2000)

Directeur des technologies de l’Information et de la Communication au Ministère de la Fonction Publique, du Travail et de l’Emploi (1995)

Membre du Comité d’experts nationaux en charge d’auditer le premier fichier électoral informatisé aux Comores (1993)

Fonctions occupés auprès des organisations internationales

Il a 16 ans d’expérience internationale dans 14 pays africains pour plusieurs missions d’appui à bonne gouvernance et à la réduction de la pauvreté. Les principales missions sont les suivantes :

  • Expert international pour le compte du PNUD et conseiller en réforme administrative, décentralisation et développement local auprès des gouvernements du Cap Vert (2021-2022), du Burundi (2013-2016), de la Guinée (2012) et de la Guinée Bissau (2010-2011).
  • Chef de plusieurs missions de l’Union Européenne à la réforme de l’Etat, à la réforme administrative et à la décentralisation au Mali (2013-2016), en RDC (2009), dans l’Ile de Mayotte (2011 – 2012).

Publications

  • L’irrésistible ascension du Président Mumba, l’Harmattan, 2017
  • Comores : Chronique des rendez-vous manqués, Les Edictions du Cœlacanthe, 2008
  • Plaidoyer pour des Comores nouvelles, Océan Edition, 2003

Saandi Assoumani vient de rendre public son « nouveau pacte pour le changement des Comores ». Un document dans lequel, le candidat pose le diagnostic du pays avant de livrer ses propositions pour son redressement

C’est un diagnostic sans concession que l’économiste et candidat aux prochaines présidentielles, Saandi Assoumani livre dans sa vision politique : « un nouveau pacte pour le changement des Comores ». Dans ce document, ce haut cadre du pays qui a passé l’essentiel de sa carrière à l’international lance une alerte de détresse dans presque tous les domaines, au point qu’il estime qu’il y a l’urgence d’agir. Car le pays, d’après-lui, vit une crise de confiance qui fragilise l’unité nationale et enlève la confiance envers les institutions légitimes et impartiales du pays. « La vérité aujourd’hui est qu’il ne reste plus grand-chose du pacte républicain qui lie les citoyens aux institutions. Les comoriens vivent le sentiment d’un pouvoir usurpé, une gouvernance faite à leur dépens et au service d’un clan », a-t-il souligné.

Autre crise laquelle, est cette détresse économique qui serait toujours d’après-lui à son comble avec un quotidien qui devient un enfer pour le comorien. Même constat, pour le système éducatif qui est à l’en croire à l’agonie, se transformant en une machine à produire l’échec. Tout comme le système de santé qui serait à l’abandon provoquant un afflux de nos malades vers les pays de la sous-région. « Notre jeunesse vit dans le désarroi, le désespoir, et l’angoisse, face à un chômage structurel sans réponse crédible de la part de l’Etat au-delà des slogans mensongers – Elle devient une cible facile pour les manipulateurs et marchands d’illusion qui les captent vers les réseaux illégaux d’émigration vu par beaucoup comme le seul chemin de réussite », a-t-il déploré.

Que faire face à ces innombrables défis. « L’urgence est d’apaiser le pays, taire les rancœurs, réconcilier les comoriens avec leurs institutions, rétablir un Etat de droit et des institutions démocratiques, redéfinir le projet décentralisation, faire une remise à niveau des infrastructures prioritaires et des services de base (…) », a-t-il estimé.

Sur « le chemin vers le changement possible », qu’il propose, il envisage trois plans d’urgence : un plan spécial pour l’égalité des territoires, un plan spécial pour l’emploi des jeunes et un plan spécial santé. Parmi les reformes phares que cet ancien ministre de l’île de Ngazidja compte réaliser une fois élu, c’est, la lutte contre la corruption ainsi que la réduction drastique du train de vie du gouvernement. A commencer par le salaire du chef de l’Etat qui doit être indexé à un salaire minimum à instaurer. « On doit mettre fin aux pratiques insensées mais sanctuarisées comme les fonds spéciaux, les tickets d’essence à distribuer, la myriade d’indemnité non justifiées, la pléthore de voitures de fonction (…) Les émoluments des anciens présidents et anciens gouverneurs seront supprimés », a-t-il noté.

Autre promesse, c’est la construction d’une nouvelle capitale économique à Anjouan et une ville touristique d’une centaine d’hôtel à Mohéli. En ce qui concerne la politique extérieur, l’ancien collaborateur d’Azali Assoumani, promet une diplomatie d’intérêt et non d’idées. Pour les relations avec la France, « je traiterai avec le plus grand égard qui convient, mais ne ferais aucune complaisance sur la question de l’intégrité territoriale de notre pays. »

Par Maoulida Mbaé (La gazette des Comores)

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